Messes de Noël

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Les Messes de la Nativité

 

La première est celle de minuit. Le coeur de la nuit, l’instant du basculement, le creux de la courbe du soleil.
La deuxième est celle de l’aube, lorsque pointe la lumière.
La dernière est celle du jour, où la lumière triomphe.
L’usage remonte au VIIe siècle, et le seul chiffre de trois, sans considération du symbole propre de chacune, signifie la solennité. Ce qui est triplé dans une célébration chrétienne est solennel, qu’il s’agisse des cierges à l’autel ou des alléluias au moment de l’Évangile.

 

Autrefois, la première était dite messe des anges, la seconde, messe des bergers, la troisième, messe du Verbe (à cause de la lecture du début de l’Évangile de saint Jean, « Au commencement était le Verbe »). Saint Thomas d’Aquin, au XIIIe siècle, a voulu lire une symbolique plus fine : la première messe est celle du Christ engendré par le Père depuis le commencement du monde ; la deuxième, celle du Christ comme lumière naissante ; la troisième enfin, celle du Christ fait homme.

 

Au fil du temps, l’habitude s’est prise, au moins en France, de les célébrer à la suite. Les raisons étaient variées ; on ne pouvait rompre le jeûne qu’une fois la dernière messe terminée ; dans les paroisses rurales, se rendre trois fois à l’église en plein hiver était compliqué… Cela faisait une cérémonie très longue, d’autant qu’elle commençait à minuit. (…)
Le pape Paul VI a demandé qu’on revienne à l’ancien usage des trois messes à leur heure normale, minuit, l’aube, le jour.

 

De nombreux chrétiens ne vont qu’à une des trois. Dommage : les textes ne sont pas les mêmes. Et chacune contemple une dimension de la venue de Dieu sur la Terre, mystère qui mériterait bien d’autres célébrations.